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Lâcher prise – La méthode Sedona guide complet (Partie 1)

libérez-vous de vos émotions négatives

L’art du Lâcher prise

De plus en plus de personnes cherchent à apprendre le lâcher-prise et on comprend bien cet engouement face aux bénéfices annoncés par tout un tas de livres.

En effet, en apprenant à lâcher prise on arrive petit à petit se détacher du contrôle que les pensées ont sur nous. En s’en libérant, on atteint un état de calme et de paix durable.

Tout devient plus fluide, plus simple, plus attrayant et beaucoup moins problématique.

Car il faut bien le dire, ce qui « plombe » l’état émotionnel d’une personne c’est avant tout son mental qui passe son temps à mettre des barrières partout. Cependant, même si beaucoup de livres parlent du lâcher-prise, une question reste tout de même en suspens :

« Concrètement comment je fais pour lâcher-prise au quotidien ? »

C’est pourquoi nous avons décidé de créer ce guide complet sur le lâcher-prise.

Vous trouverez à la fois des explications fondamentales et toute une série de techniques afin de pratiquer consciemment le lâcher-prise. Ce guide contient 6 parties que nous vous recommandons de lire dans l’ordre, car les explications fondamentales sont liées à chaque chapitre et exercice.

Reconnaitre l’activité du mental est la première étape pour s’en dissocier

lâcher prise sur le mental et les pensées compulsivesDepuis tout petit nous avons mené un raisonnement très simple :

Si dans ma tête j’entends une voix/histoire/dialogue toute la journée et que je suis le seul à l’entendre : alors cette voix c’est moi.

C’est à partir de ce raisonnement simple et logique que « tous les problèmes » commencent.

En effet, cette voix n’est pas vous, mais le résultat de l’activité de votre mental.

S’identifier au mental, comme étant soi, c’est comme dire « ma jambe c’est moi ». Le mental est une partie d’un TOUT, au même titre que votre jambe.

Il est vrai que ces pensées/voix/dialogues se mêlent facilement à nos propres pensées. Il est facile de tomber dans la confusion en s’associant à ces pensées comme étant les nôtres. Après tout, nos pensées et celles du mental sont de même nature : des pensées, donc de l’énergie. Difficile de faire la différence. Mais voilà, les scientifiques estiment qu’un être humain a en moyenne 60 000 pensées par jour.

Alors voici 3 questions toutes simples pour vous rendre compte qu’il y a « autre chose » que vous dans votre tête.

Demandez-vous ceci :

  • Décidez-vous consciemment d’avoir ces 60 000 pensées par jour ? Non.
  • Ces pensées apparaissent-elles automatiquement sans votre consentement ? Oui.
  • Pouvez-vous arrêter ce processus de pensées quand cela vous chante ? Non.

Vous venez de découvrir le mental : un générateur de pensées !

Tous les problèmes commencent à partir du moment ou on s’identifie à ce mental. C’est-à-dire quand nous ne faisons plus la distinction entre « nos propres pensées » et les siennes.

En effet, le mental qui n’a reçu aucune éducation à « sa vie propre » et génère des pensées non-stop, et part dans tous les sens. À la base c’est un outil magnifique. Mais voilà, il prédomine et prend les décisions à notre place… et nous les suivons. (lire les 6 parties pour comprendre ce point-là).

Les neuro-scientifiques d’Harvard estiment que 90% des décisions d’un adulte sont en fait prises par le mental. L’adulte ne fait que suivre ses instructions sans s’en rendre compte.

Le hic c’est que le mental est extrêmement performant et ne s’arrête jamais. Il passe son temps à juger, cataloguer, critiquer, émettre des opinions et commentaires, à rejouer sans cesse des histoires du passé ou à s’inquiéter pour l’avenir.

Là ou le lâcher-prise devient très intéressant, c’est qu’il va nous permettre de se détacher de toutes ces pensées compulsives. Ces pensées compulsives sont également appelées « programmes ». Au même titre que sur votre téléphone vous pouvez installer ou dés-installer des programmes. Vous pouvez faire de même avec votre mental.

Quand vous vivez une situation avec un fort impact émotionnel, cela crée un programme ou active un programme existant.

Par exemple, c’est la première fois que vous tombez amoureux de quelqu’un, c’est l’extase. Mais vous vous rendez compte que cette personne vient juste de vous tromper avec une autre personne.

Cela peut créer un programme de trahison et d’injustice que vous porterez alors toute votre vie si vous ne faites rien pour vous en détacher. En fait, nous sommes bourrés de ce genre de programmes.

Et comme chaque programme sur votre téléphone, il peut être activé. Chaque fois qu’une situation d’alerte est détectée par le mental, le programme va alors se lancer.

Par exemple, vous rencontrez une personne qui vous plaît et vous aimeriez aller plus loin. Le mental (qui a accès à votre mémoire) détecte alors une situation similaire du passé et passablement désagréable. Le programme se lance et vous passez en mode protection et suspicion.

Des pensées de protection entreront en scène : « Fais attention, cette personne risque de te tromper ».

Vous entrez alors en relation avec un frein, un doute, une peur afin de vous protéger non pas d’un danger futur, mais en réaction avec un « danger passé » que vous projetez dans le futur.

Au lieu de laisser libre cours à vos envies, votre enthousiasme, il y a toujours un petit frein en vous. Vous n’êtes alors jamais à votre plein potentiel et n’atteignez jamais ce que vous voulez vraiment.

L’autre point important est que toutes ces pensées compulsives fatiguent. Elles occupent tellement l’esprit qu’elles mangent notre « énergie ». C’est un peu comme ouvrir 500 fenêtres de votre navigateur internet. Utilisant trop de mémoire, l’ordinateur deviendrait très lent et consommerait davantage d’énergie pour essayer d’effectuer les différentes tâches demandées.

Pour faire simple : on veut se détacher et se déprogrammer des pensées compulsives, des attachements, des aversions, des résistances, des besoins d’approbation, des besoins de contrôle et de sécurité, des addictions mentales, des peurs et toute émotion négative.

Comment se détache-t-on de ces pensées compulsives ?

En les écoutant sans prendre part à son jeu !

Ce que nous faisons tous c’est d’essayer de les combattre, de les réprimer, de les éviter. Seulement voilà, si vous considérez votre mental comme « une autre personne » essayant de vous délivrer un message cela change votre posture ainsi que le résultat final.

Plus vous essaierez de faire taire la voix, de la réprimer, de la combattre, plus elle reviendra à la charge et vous n’en finirez jamais ! En fait, plus vous ferez cela, plus vous lui donnerez de la puissance et plus vous ancrez cela en vous.

Que se passait-il à l’école quand un des élèves vous enquiquinait et que vous entriez dans son jeu ? Cela continuait de plus belle ! Par contre si vous le regardiez dans les yeux avec un sourire pendant qu’il tentait de vous faire réagir…. il finissait par « ne plus trouver cela intéressant » et s’arrêtait.

Le mental fonctionne à peu près de la même façon, considérez-le comme un enfant qui veut vous prévenir de quelque chose. Il veut être entendu. Écoutez-le et cela libérera son énergie au lieu de la maintenir en vous !

Plus vous utiliserez la méthode Sedona que nous vous donnons au fil des 6 parties, plus vous constaterez que vous atteignez un état de calme et de paix constant. En tout cas, bien plus qu’avant. Les situations extérieures vous affecteront beaucoup moins, voire plus du tout pour certaines.

Concept clé : le mental est un générateur de pensées. Il passe son temps à émettre des jugements, des critiques, des commentaires, à cataloguer et à rejouer des scènes du passé et à s’inquiéter pour l’avenir, le tout sans votre accord.

Comment le mental affecte toute votre façon de penser

technique de lacher prise méthode sedonaLe mental est constamment dans un état de manque et de peur. Pour faire simple, on ne nous a jamais appris à l’éduquer et à la base c’est un outil formidable. Il fait partie de nous au même titre d’un organe, un bras, une jambe.

Cependant par l’éducation que l’on a reçue, les décisions que l’on a prises et l’environnement dans lequel nous vivons, il a été programmé à la fois à notre insu par la peur et le manque et également par nos propres décisions et expériences.

(Regardez le JT de 20h et cela vous donnera un exemple parmi des milliers).

Comme le mental est un générateur de pensées (environ 60 000/jour) et que vous vous êtes identifié à lui comme étant « vous ». Vous écoutez facilement ce qu’il vous suggère et vous vous laissez embarquer par ses suggestions et ses histoires.

Sauf que le mental est régi par la peur et le manque. Ses pensées sont donc de même nature : des pensées de peur, d’inquiétude, de doute, de stress et de questionnement perpétuel…

En les écoutant et en vous laissant embarquer par elles, votre état émotionnel en est directement affecté. Vos prenez alors des décisions, posez des actions et obtenez des résultats dans votre vie basée sur votre état émotionnel lui-même issu des suggestions du mental.

Concept clé : Le mental nous embarque constamment dans son flot de pensées et influence nos décisions, nos actions et donc les résultats que nous obtenons dans la vie.

Un exemple typique de l’influence du mental de la vie quotidienne

la peur et le lâcher prisePaul est un garçon de 12 ans qui rentre généralement de l’école vers 16h30. Mais cette foi-ci, Paul a décidé (sans prévenir) de rester jouer à l’école avec ses camarades et ne rentrera qu’à 17h30. Sa mère (Chantal) commence alors à s’inquiéter…

Mais pourquoi s’inquiète-t-elle ? Y a-t-il un danger réel et imminent ?Absolument pas.

À l’instant « T » il y a seulement une fiction qui se joue dans la tête de Chantal. Fiction créée de toute pièce par le mental induisant la peur et l’anxiété :

« J’espère qu’il ne lui est rien arrivé, quelqu’un l’a peut-être enlevé,
s’est-il fait écraser par une voiture? « 

Sans s’en rendre compte, Chantal va accepter les suggestions de son mental (en fait Chantal croit que ce sont ses propres pensées à elles, et le pire, elle croit que ce sont des pensées utiles !).

En une fraction de seconde elle entre alors dans un état de peur. Lorsque Paul rentre à la maison, sa mère en colère lui dira quelque chose du genre :

« Non, mais tu ne te rends pas compte à quel point j’étais morte de peur ».

Morte de peur vis-à-vis de… quoi ? Avait-elle des informations démontrant un danger réel ? Toujours pas ! Il n’y a encore et toujours que la fiction créée par le mental de Chantal. L’enfant était tranquillement resté joué à l’école en toute sécurité… (Mais elle ne le savait pas et devant l’inconnu le mental panique totalement).

Parmi toutes les raisons possibles du retard de son fils, le mental a choisi la peur.

Le danger est réel, mais la peur est une illusion

apprendre à lâcher prise sur les illusions du mentalEmbarquée dans son mental et détestant cette émotion négative elle gronde alors son fils de manière à forger et donc contrôler son comportement.

Elle pense qu’en faisant cela, elle n’aura plus à revivre cette émotion douloureuse.

Elle fait cela pour se protéger elle-même. Pour rechercher son bien-être. Ou plus précisément, le mental cherche à se protéger et à se sentir bien.

C’est typiquement de cette manière que le mental fonctionne : en tentant de contrôler les évènements extérieurs, il pense arriver à la « paix ». Mais si cela marchait, on le saurait. (Un vieux dicton dit : pour obtenir la paix, prépare la guerre…) Réaction typique du mental.

Le fils devient alors coupable & responsable de l’état émotionnel de sa mère, car le message est clair :

Comme TU n’es pas rentré à la maison
à l’heure alors JE suis morte de peur.

Alors qu’il faudrait plutôt dire :

Comme JE me suis laissé embarquer par les suggestions
de mon mental alors JE suis morte de peur.

Ici on voit bien que personne d’autre n’est responsable de l’état émotionnel de Chantal, car toute la fiction se passe à l’intérieur de sa tête. Elle peut décider à tout moment de se laisser embarquer ou non par les suggestions de SON mental.

Mais voilà, personne ne nous a éduqués à ces concepts-là, et donc par défaut, notre état émotionnel n’est pas de notre ressort, mais d’une cause extérieure. Dans le cas présent : l’arrivée tardive de son fils. Alors il faut trouver un coupable et le faire payer.

Sauf que pour Paul les implications sont tout autres ! Il avait simplement envie de profiter d’un moment de camaraderie à l’école. En rentrant, sa maman lui passe un sacré savon avec une punition à la clé.

Pour lui, c’est la récompense pour avoir « profiter d’un moment de plaisir…« . Avec la répétition de ce genre de scénarios et l’impact émotionnel qui va avec, il associera :

Plaisir = Punition.

Et le cercle vicieux des programmations négatives se met tranquillement en place. Submergé par l’autorité de sa mère dans ce genre de situations, l’enfant créera alors de la culpabilité dès qu’il voudra se donner du plaisir.

Autrement dit « si je prends ma part de plaisir, je l’enlève à quelqu’un d’autre »
ou à cause de mon petit plaisir perso, je fais du mal à une autre personne.

Comme ce genre de situations arrivent un nombre incalculable de fois au fil des années, vous imaginez le type de programmations induites chez les enfants. C’est d’ailleurs ce même type de comportements qui à plus grande échelle créent les guerres entre nations depuis la nuit des temps…

Et c’est là que le lâcher-prise devient très utile. En effet, une personne qui a beaucoup pratiqué le lâcher-prise ne vit pas du tout cette situation de la même façon ! Il n’y a ni colère, ni blâme, ni état émotionnel négatif.

Ce parent éveillé accueille son enfant dans l’amour et lui suggère gentiment de prévenir la prochaine fois qu’il compte rentrer plus tard.

Concept clé : Votre état émotionnel ne dépend jamais des évènements extérieurs,
mais uniquement des pensées suggérées par votre mental et votre acceptation de celles-ci.

Le but du lâcher-prise

Le but du lâcher-prise est de revenir à notre état d’être naturel.

méthode sedona l'art de lâcher priseSi vous avez déjà observé un bébé, vous remarquez que c’est un petit être pur sans désirs de guerre, de conflits, d’animosité ou de rage. La nature humaine est ainsi faite.

Si nous naissons dans ces conditions cela veut dire que notre nature même est l’amour, la paix, l’émerveillement, la douceur et l’affection.

C’est plus tard, en fonction de notre environnement, de notre éducation et de toutes nos interactions avec les autres, des personnes d’autorités (les parents, les professeurs, la TV) que nous allons nous forger des programmations limitantes.

En utilisant le lâcher-prise, vous allez petit à petit retirer ces couches de programmations limitantes pour revenir à votre état d’être naturel. C’est pour cela que lorsque vous aurez pratiqué le lâcher-prise pendant un petit moment votre comportement changera naturellement.

Par exemple, si lorsque vous étiez critiqué vous aviez envie de retourner la faveur à cette personne, vous défendre, attaquer, répondre, ou la descendre pour revendiquer la « justice »…

Avec le lâcher-prise cela ne vous affectera plus. Vous n’aurez plus la nécessité de vous défendre devant des critiques, car même si vous les percevrez comme telles, elles ne vous atteindront plus.

Si ces critiques ne sont plus considérées comme un danger, croyez-vous que vous ressentirez le besoin de vous en protéger ? Absolument pas !

C’est là que vous commencerez à ressentir cette paix et ce calme que vous apporte le détachement du mental !

Lire la partie 2 de la méthode sedona sur le lâcher-prise

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